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Le monde de NEOMA
Publié le 17/02/2022
Les aliments génétiquement modifiés (GM) sont largement disponibles dans le monde entier, mais ils sont aussi controversés et font l’objet d’une surveillance réglementaire. Dans GMO labeling and Consumer Choice, publié dans le Journal of Marketing, Youngju Kim, professeure à NEOMA, et ses coauteurs analysent comment l’étiquetage OGM imposé par les responsables politiques influence le choix des consommateurs.
Les auteurs – Youngju Kim (NEOMA Business School, France), SunAh Kim (Concordia University, Canada) et Neeraj Arora (University of Wisconsin-Madison, États-Unis) – démontrent au travers de quatre études que l’étiquetage OGM crée pour de nombreux consommateurs une différenciation verticale en faisant valoir que les produits ne contenant pas d’OGM sont meilleurs que les produits en contenant.
Les étiquettes détournent l’attention de facteurs comme le prix – qui perd de son importance – et permettent de facturer davantage les produits sans OGM.
Par conséquent, lorsque l’étiquetage existe, les consommateurs sont plus enclins à payer pour des produits ne contenant pas d’organisme génétiquement modifié.
Les politiques d’étiquetage volontaire nécessitent également une surveillance réglementaire car elles provoquent une baisse de la demande des produits contenant des OGM
La baisse est encore plus flagrante lorsqu’une politique d’étiquetage obligatoire est appliquée. Le signal contenu dans le logo des OGM (par ex. la couleur) joue également un rôle essentiel dans la perception par les consommateurs des produits contenant des OGM.
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