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Le Monde de NEOMA

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Quoi de mieux qu’un business game pour apprendre les notions de contrôle de gestion, exploiter les forces et les faiblesses de l’IA, et développer un esprit créatif ? C’est l’idée d’un cours imaginé par Imène Haouet, professeur en comptabilité et contrôle de gestion, et Gabrielle Sexton, ingénieure pédagogique à NEOMA pour les étudiants en année préparatoire MSc en alternance. Retour sur cette expérience. 

Le contexte : Dans son cours de contrôle de gestion, le professeur Imène Haouet a voulu sortir des sentiers battus. Elle a imaginé un business game sur mesure avec Gabrielle Sexton, ingénieure pédagogique. Les étudiants devaient imaginer une entreprise de l’économie sociale et solidaire.

Les défis : le premier défi était de créer un business dans l’ESS. Le deuxième était de mobiliser les notions vues en cours, budget, KPIs, indicateurs de performances et de les adapter au secteur d’activité. Le troisième défi était développer un site, et mettre en place un chatbot pour répondre aux questions soit des clients, soit des contrôleurs de gestion. Pour nourrir l’outil de dialogue, les étudiants se sont alors servis de l’IA. Le point d’orgue de l’exercice. Tout cela en 15 heures de cours. 

L’intérêt pour les étudiants :  Les étudiants découvrent le monde de l’économie sociale et solidaire, ils s’imprègnent des valeurs du développement durable, de la RSE, etc. « Je voulais leur faire prendre conscience qu’il y a des stratégies dans des secteurs particuliers, il faut en tenir compte et adapter les outils de contrôle de gestion », explique Imène Haouet. 

Ensuite, « comme je voyais les étudiants utiliser l’intelligence artificielle générative, notamment chatGPT, de manière très passive, je voulais qu’ils apprennent à remettre en question ses réponses. Qu’ils l’utilisent intelligemment. Parce que l’IA peut jouer des tours aussi. Et l’idée de créer un chatbot permettait de faire passer ce message de manière interactive.

La classe était divisée en groupe, et chaque groupe testait les chatbots des autres. « Et ils étaient plutôt sévères leurs paires, ils cherchaient un peu à se piéger », s’amuse Imène Haouet. Est-ce que l’outil va répondre à cette question ? Est-ce qu’il va me trouver la marge brute ? Est-ce que les bonnes données financières ont été injectées ? 

Comment cet exercice libère-t-il l’esprit créatif ? Première chose, en leur donnant un secteur précis, l’économie sociale et solidaire, ils ont un cadre, ils ne partent pas dans tous les sens. A partir de là, ils ont essayé d’être innovants aussi dans le choix de l’entreprise pour qu’elle soit concurrentielle et pas une entreprise classique. Deuxième chose, en leur donnant des exemples d’entreprises innovantes, de produits innovants, etc., ils ont une référence pour imaginer la leur. Puis en les coachant, en les poussant à se challenger eux-mêmes avec des bonus sur la note pour les projets et les présentations les plus innovantes, « les étudiants ont eu envie de faire de leur mieux. Pour certains, ça a tellement stimulé leur curiosité qu’ils avaient envie d’aller plus loin », se réjouit la professeure qui admet que le jeu est un très bon moyen de libérer la créativité.

Cliquez sur cette vidéo pour retrouver le témoignage des étudiants et des professeures.