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Rentrée TEMA : deux jours pour imaginer une entreprise sur une exoplanète

Publié le 23/09/2026

Mi-septembre, les étudiants de première année de TEMA ont suivi un séminaire de deux jours. Avec le « CREALAB », ils ont commencé à apprendre par l’expérience et le travail d’équipe. L’ADN de leur programme. Explications. 

1/ Le contexte : un séminaire d’intégration sur deux jours

Dès leur arrivée en première année, les étudiants de TEMA participent au CREALAB, un séminaire d'intégration organisé sur deux jours. La première matinée donne le ton avec plusieurs exercices de team building : un jeu de communication entre eux ; exercice de collaboration entre deux marques ; ou encore de négociation inspirée de la Coupe du Monde, où les étudiants défendent tour à tour un athlète ou une marque. 

Particularité de cette matinée : pas d'ordinateur, pas de téléphone, pas d'IA. « Le but est de leur montrer qu’ils sont capables de réfléchir tout seul, sans les machines, et de leur donner confiance en eux », explique Julie Guilgaut, diplômée et intervenante (lire interview ci-dessous). 

2/ Le challenge : créer une entreprise sur une exoplanète

Passée ces premiers exercices, les étudiants doivent imaginer une entreprise adaptée à une planète aux caractéristiques totalement différentes de la Terre.

Pour ce projet, ils utilisent un jeu de 36 cartes réparties en 6 catégories. Gravité, forme de la planète, biodiversité, météorologie, révolution autour d'un astre, composition de la croûte terrestre, telles sont les caractéristiques de chaque planète. Soit 40 000 combinaisons possibles. 

Les équipes tirent des cartes, aucune ne travaille donc sur le même sujet. A partir de ces données, ils doivent imaginer une offre, visée une clientèle, localiser l’entreprise, établir l’ensemble de sa chaîne de valeur. Et raconter tout ça dans une vidéo.  

3/ Le bénéfice étudiant : cohésion, compréhension de l'entreprise et créativité

Le CREALAB cultive d'abord la cohésion. Par ce travail de groupe, alors que les étudiants ne se connaissent pas encore, NEOMA cherche à créer un esprit collectif et à les faire se rencontrer, « parce qu'ils vont former une belle équipe pendant cinq ans », explique la diplômée TEMA.  

Construire une entreprise fictive de A à Z leur permet ensuite de comprendre concrètement son fonctionnement : sa chaîne de valeur, son financement, sa dimension marketing. Le défi est d’autant plus intéressant qu’ils doivent relier les caractéristiques de leur planète à un modèle économique viable. 

Avec la méthode de créativité mobilisée, notamment l’exercice Crazy Eight (chaque étudiant doit imaginer 8 idées en 8 minutes, ce qui représente 40 idées pour une équipe de 5), ils stimulent leur imagination.  Et ils apprennent à innover dans un cadre contraint, celui d'une planète inconnue.  

Trois questions à Julie Guilgaut, diplômée TEMA et intervenante

Julie Guilgaut est diplômée de NEOMA (TEMA 2017). Aujourd'hui, elle est product Manager. Et depuis quelques années, elle intervient lors du séminaire de rentrée de son programme. 

Qu’avez-vous retenu de vos années à NEOMA ? 

Je venais d’une autre école de commerce, et j’avais trouvé l’enseignement très théorique. L’ADN du programme TEMA à NEOMA, c’est d’apprendre en faisant. Cela m’a beaucoup plus convenu. On apprend à trouver des solutions, à surmonter les problèmes, à être autonome. On se prépare vraiment à la vie de l’entreprise. 

Quand vous étiez en quatrième année, vous avez monté une startup, racontez-vous.  

Oui lors d’un projet de groupe, nous devions créer une application dans le service. Andréa et moi avons alors pensé à un outil pour organiser des vacances entre amis.  En cinquième année, Andrea a eu l’opportunité de partir à Berkeley, à Vancouver, dans l’entrepreneuriat. Elle m’a dit : « Vas-y Julie, on lance le projet. » Donc ça a commencé dès la cinquième année. Moi, j’ai fait mon stage de fin d’études dans l’incubateur de NEOMA. Ça s’appelle Hello Bud. Andréa a continué, moi, je suis devenue freelance. Je suis Product manager. 

Vous animez le séminaire de rentrée des TEMA. C’est important pour vous de garder le lien avec NEOMA ? 

Oui je suis très attachée à NEOMA et à TEMA. C’est ce qui me pousse à revenir chaque année, et je passe à chaque fois un très bon moment. 

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