Les 5 conseils du cabinet RYDGE à nos étudiants entrepreneurs
Publié le 24/04/2026
Le 26 mars dernier, L’Ecole organisait la 15e édition de Powered by NEOMA sur le campus de Rouen. Entre pitchs de porteurs de projets et remise de prix, Vincent Bouteille et Jules Blasquez de Rydge Conseil (à gauche sur la photo) ont tenu une mini-conférence sur le thème : « Survivre à sa première année d'entrepreneur ». Les grands enseignements à retenir.
1. Partir d'un besoin réel
« Le point de départ de la réflexion stratégique d'un projet, c'est de savoir à quel besoin est-ce que je réponds ? », posent d'emblée les intervenants de Rydge Conseil.
Écouter ses clients, comprendre leurs attentes et confronter rapidement son idée au terrain : voilà ce qui structure toutes les décisions à venir. Un projet ne doit pas naître d'une intuition isolée, mais d'un problème concret auquel on apporte une réponse claire. Et cette démarche n'est jamais figée — elle s'inscrit dans un processus continu d'aller-retour avec le marché.
2. Lancer vite un produit , même imparfait
Attendre un produit parfait est l'une des erreurs les plus fréquentes. Vincent Bouteille et Jules Blasquez sont formels : « Si vous n'avez pas honte de votre premier produit, c'est que vous l'avez lancé trop tard. On a connu beaucoup de startups qui traînaient parce qu'ils voulaient avoir un produit abouti. Ce produit abouti n'est jamais vraiment arrivé sur le marché. »
Leur conseil : « Testez votre produit. Allez-y. Ce ne sera pas terrible, mais tant pis, ce sont les utilisateurs qui permettront de l'améliorer." Attendre trop longtemps expose à un risque majeur : investir du temps et de l'argent sans savoir si le marché existe réellement. Et si le produit ne suscite pas d'intérêt, il faut être prêt à pivoter — cette agilité est souvent ce qui fait la différence.
3. Bien s'entourer et structurer son projet
La réussite d'un projet repose largement sur la qualité de son entourage. Cela signifie savoir identifier les bonnes compétences chez soi, chez les autres, et savoir les orchestrer. « C'est avoir une certaine humilité face à ce que vous savez ou ne savez pas faire », résument les intervenants.
Cela vaut aussi pour les aspects juridiques et structurels, souvent sous-estimés. Sur le pacte d'actionnaires notamment, ils mettent en garde : « Dans bien des cas, s'il est mal fichu, il peut porter fortement préjudice aux entrepreneurs. » Mal anticipés, ces éléments peuvent devenir de véritables freins au moment d'une levée de fonds ou d'une phase de développement clé.
4. Dépenser intelligemment
Dans le même esprit, attention à la mauvaise gestion des ressources. « Dépenser intelligemment, c’est investir là où cela est réellement utile au développement du projet, et ne pas chercher à tout faire soi-même au détriment de la qualité », expliquent-ils.
Certains postes, comme la comptabilité ou le juridique, nécessitent un accompagnement professionnel solide. Erreur classique : « Les porteurs de projet font souvent l'impasse sur des choses absolument indispensables, considérant qu'ils savaient tout faire. » Et d'illustrer les conséquences : « On va faire la compta nous-mêmes [...] ce qui est arrivé finalement, c'est d'avoir des indicateurs absolument désastreux et puis rapidement foncer dans le mur. »
5. Mettre en place des indicateurs pertinents
Piloter son activité, c'est aussi choisir les bons KPIs — cohérents avec son modèle économique et ancrés dans la réalité. « Au-delà des indicateurs, c'est penser à ce qu'il y a derrière et à l'adéquation avec le business model que vous mettez en place », précisent-ils.
L'enjeu est de ne pas rester dans la théorie : « On les a validés dans le monde réel [...] ce qui fait qu'en termes de suivi de la performance, on se rendait compte que ce n'était pas juste de la théorie. » Un rappel que les chiffres n'ont de valeur que s'ils traduisent fidèlement ce qui se passe sur le terrain.