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« Sur l’échiquier mondial, NEOMA a pris sa place »

Publié le 05/10/2026

En 2026, NEOMA a très largement étendu son réseau de partenaires dans le monde. Alexandre Pourchet, le DGA Programmes et International de l’Ecole, décrypte cette stratégie dont l’objectif est d’élargir les choix – d’excellentes- formations aux étudiants. 

En 2026, NEOMA a signé pas moins de 30 nouveaux partenariats avec des établissements prestigieux partout dans le monde. Avant cela, quelles étaient déjà les forces de son réseau international ? 

NEOMA est déjà très bien implantée en Asie, notamment en Corée, au Japon, à Singapour, à Hong Kong. Dans cette zone, l'école a une densité qui est vraiment incroyable et assez forte. A Hong Kong par exemple, il ne nous manque aucun partenaire du top 5. A Singapour, il nous en manque un, mais il est très dur à obtenir. En Europe, nous avons une présence déjà assez forte, en Italie notamment. De manière générale, l’Ecole a déjà plus de 400 partenaires, ce qui nous permet d’envoyer chaque année entre 2200 et 2500 étudiants à l’international sur l’ensemble des programmes et d'assurer une expérience immersive à des petits groupes. Car je le rappelle nos étudiants sont accueillis par nos partenaires, NEOMA a fait le choix de ne pas avoir de campus à l'international. 

A partir de ce constat, quels ont été vos objectifs ?   

Il s’agissait moins de multiplier les accords que d’avoir des leaders dans certains pays et d’aller chercher des établissements dont l’expertise est extrêmement forte. En management mais pas seulement. Nous avons visé l'Amérique du Nord, où certes nous avions déjà des partenaires mais pas l'équivalent en termes de qualité de ce que nous avions en Asie. En Europe, nous avons cherché à compléter aussi avec le Royaume-Uni et la Scandinavie. Amérique du Nord, Asie, Europe… l’idée est que nos étudiants aient le choix. 

Notre enjeu était également de cibler des domaines comme les sciences et les technologies, mais également les arts et les humanités... des expertises que nous n’avons peut-être pas en interne, ou que nous ne pourrions pas déployer sur tous nos programmes. L’objectif est de permettre à nos étudiants d'avoir une expérience différente de ce qu'ils vont avoir chez nous.

NEOMA souhaitait aussi proposer des parcours qui croisent les disciplines, le management avec les humanités, le cinéma, la science… Par exemple ? 

Le plus emblématique, c’est l’UCLA (USA), école américaine de cinéma et même de du divertissement au sens large. C’est intéressant pour les futurs managers de s’ouvrir à des industries spécifiques, qui ont leurs propres codes. A l'Université d'Édimbourg (Grande-Bretagne), nos étudiants suivront des parcours sur les sciences sociales, les humanités, la philosophie, la géopolitique au sens large. A Caltech (USA), nos étudiants seront immergés dans un environnement scientifique de très haut niveau. L'objectif, ce n'est pas d'en faire des scientifiques mais de les confronter à cet environnement de recherche, de travail en laboratoire. Ils peuvent observer comment naît cette connaissance scientifique, comment elle se transforme en brevet, puis en entreprise aussi, comment trouver des financements. A Columbia (USA), ils aborderont les relations internationales, avec une dimension légale qui est assez importante.

Toutes ces expériences leur montrent que l'on peut apprendre et travailler différemment Et je pense que ça, ce sera très riche aussi quand ils vont arriver en entreprise, d'être confrontés aussi à des démarches, à des pédagogies qui sont différentes. 

Justement quelles sont les prochaines expertises que vous allez désormais rechercher ?

Nous souhaitons développer davantage notre réseau dans le domaine des sciences politiques. Nous avons déjà des formations et des partenariats en géopolitique, mais nous voulons faire mieux sur les sciences politiques au sens strict. L’objectif serait donc de trouver un partenaire international premium dans ce domaine. 

Quelles sont vos grandes priorités pour l’année à venir ? 

La première concerne les États-Unis et, plus particulièrement, la poursuite du développement de nos relations avec les institutions de l’Ivy League (lire ci-contre). Il existe huit institutions au sein de cette ligue prestigieuse et nous travaillons aujourd’hui avec deux d’entre elles. L’objectif serait d’en développer trois ou quatre au total. 

La deuxième priorité concerne l’Australie. Nous ne sommes aujourd’hui pas suffisamment présents dans cette région, alors qu’il existe une vraie demande de la part de nos étudiants. Il est donc important de pouvoir y répondre. 

En Europe, nous allons chercher au Royaume-Uni et notamment à Londres où il y a cinq, six très belles institutions. Nous ne travaillons pas encore avec elles et l'idée, c'est d'aller consolider un peu cette partie-là.  

Est-ce qu’il y a encore des territoires à conquérir en Chine ? 

Oui en Chine, la C9 regroupe neuf institutions de très haut niveau. L’équivalent de l’Ivy League aux Etats-Unis. Aujourd’hui, nous travaillons avec quatre de ces établissements et l’objectif est d’en développer encore deux ou trois.

Aujourd’hui, deux grandes puissances dominantes se dégagent à l’international : les États-Unis et la Chine. L’idée est donc de disposer d’un réseau aussi solide des deux côtés, avec des institutions de très grande qualité.

Qu’est-ce que ces nouveaux partenariats disent de NEOMA ? 

Ils disent que NEOMA est une école très reconnue dans le monde. Le fait de pouvoir travailler avec ces différentes institutions de renommée mondiale démontre que NEOMA a pris sa place sur l'échiquier mondial. De très belles institutions nous connaissaient, parce que nous avons eu de nombreux prix dont celui de l'innovation pédagogique à AACSB, connu des grandes institutions nord-américaines. Le fait que l'école ait progressé dans beaucoup de classements, notamment ceux du Financial Times aussi, nous ouvre beaucoup de portes, que ce soit aux Etats-Unis ou même en Chine. 

Qu'est-ce que l'Ivy League ?

L'Ivy League désigne le groupe des huit universités les plus prestigieuses des États-Unis : Harvard, Yale, Columbia, Cornell, Princeton, Dartmouth, Brown et l'Université de Pennsylvanie. Fondées pour la plupart au XVIIe siècle, elles sont reconnues mondialement pour la qualité de leur enseignement, leur recherche de pointe et leurs réseaux d'anciens parmi les plus influents de la planète. Y accéder est une opportunité rare — les taux d'admission tournent autour de 5 à 6 %. Pour en savoir plus, cliquez ICI.  

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