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Violence dans les films : un étudiant de NEOMA invente un système d’alerte

Publié le 19 juillet 2021 par NEOMA

  • Entrepreneuriat
  • Vie étudiante

Pour son Master 2 Management, Arthur Perry, étudiant à NEOMA, a imaginé Triggerstop, un logiciel qui prévient de scènes potentiellement stressantes. Explications.

Une scène violente dans un film ou une série. Un suicide, une agression sexuelle, une arme… Pour certaines personnes ces images sont insupportables : elles réveillent des traumatismes, et provoquent de graves crises d’angoisse. Ce trouble touche une personne sur dix au cours de sa vie. C’est pour ces spectateurs qu’Arthur Perry, étudiant au sein du programme TEMA de NEOMA, a développé le logiciel Triggerstop. « C’est une extension web que l’on ajoute aux navigateurs tel que Google. Elle fonctionne actuellement uniquement sur Netflix parce que c’est le plus grand fournisseur de contenus », explique le jeune homme. Elle est disponible sur les ordinateurs. D’ici la fin de l’année, elle le sera sur smartphones et tablettes.

Comme Waze ou Coyote, le système d’alerte est communautaire

Comment ça marche ? Le spectateur rentre dans le logiciel les contenus pour lesquels il est sensible, comme « homicide », « lame de rasoir », « sang » … Ainsi, juste avant un passage indésirable dans un film ou une série, l’interface bloque-t-elle la diffusion. Elle propose alors soit de regarder la scène, soit de passer à la suivante. « Jusqu’ici, il y avait des petits « trigger warnings » ou des petits pictos qui signalaient drogue, sexe, … mais ce n’était pas assez précis ». Pour obtenir cette précision, le logiciel compte sur la participation des autres spectateurs.

En effet, le système est communautaire comme peuvent l’être Waze ou Coyote. Chacun peut identifier les images possiblement dérangeantes : quand elles surgissent, l’utilisateur signale le « trigger » présent à l’écran, et combien de temps il dure. Le logiciel crée automatiquement l’alerte. Reste ensuite à contrôler les trolls qui perturberaient la plateforme. « C’est moi qui modère », note Arthur Perry qui envisage, au cas où le projet prendrait de l’ampleur, de demander de l’aide.

Triggerstop fait converger les connaissances acquises à NEOMA

L’étudiant a eu cette idée à la rentrée 2020. Après en avoir parlé autour de lui, et découvert combien ces troubles post-traumatiques ou phobiques étaient répandus, il a monté une cagnotte, il a économisé de l’argent, puis il s’est appuyé sur les connaissances acquises à l’Ecole. « Grâce à mes cours de design à NEOMA, j’ai pu travailler sur la charte graphique, et rédiger un cahier des charges, détaille Arthur Perry. Je maîtrisais le langage informatique, j’ai donc pu communiquer avec le développeur. Et j’avais de bonnes notions de gestion de projet ». Pour le moment, le modèle économique repose sur les faibles dépenses assurées par l’étudiant. Arthur Perry souhaite en effet la gratuité de son logiciel. Début juillet, il comptait 200 téléchargements.

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