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Pour NEOMA, l’éthique est plus qu’un vœu pieux

Publié le 18 décembre 2020 par NEOMA

  • Programme Grande Ecole

NEOMA annonçait en juin 2020 la refonte de son Programme Grande Ecole. Et l’introduction de thématiques en prise directe avec les enjeux du XXIe siècle. Parmi elles : l’Ethique du monde contemporain. Ainsi les étudiants de première année ont-ils suivi dès octobre  une semaine de cours et de conférences. Qu’en ont-ils retiré ? Réponse.

 « L’éthique, c’est une vraie question, oui ! Si je souhaite mettre l’éthique au centre de mes réalisations futures, c’est parce que le travail doit nous refléter. Sans éthique, le monde n’est pas très viable », confie Nora Felk, étudiante en première année PGE. « Ce sera à notre génération d’impulser le changement, reprend de son côté Agathe Thiery, qui suit le même cursus. Dans tous les domaines, c’est à notre tour de poursuivre ce qui est déjà mis en place, et même d’accélérer cette évolution ».

L’éthique du monde contemporain, c’était justement le fil conducteur du séminaire, dit « Capsule », destiné aux premières années du Programme Grande Ecole. NEOMA organisait en effet en octobre dernier, sur les deux campus de Reims et de Rouen, « un concentré d’enseignement en une semaine», comme l’explique Hadrien Simon, le coordinateur pédagogique. Les étudiants avaient le choix entre quatre thèmes : Art et Capitalisme, Genre et Société, Géopolitique et Soft Power, Ethique et Finance. Ils approfondissaient une seule de ces « dimensions » avec 11 heures de cours ; et tous devaient suivre les conférences sur les quatre grands sujets.

La capsule qui bouscule les a priori

Nora Felk, ancienne élève de classe préparatoire littéraire, s’est plongée dans « Ethique et Finance », pour aller « à l’encontre » de ce qui lui était destiné. « Comme tous ceux qui ne connaissent rien à la finance, j’avais de gros a priori, la capsule m’a permis de les déconstruire, poursuit l’étudiante de NEOMA. L’intervenante nous a appris comment fonctionne un système financier, mais surtout elle nous a montré que sans éthique dans la finance, il n’y a pas de finance possible. La crise des Subprimes l’a prouvé ». « Tout ce qui est finance durable, c’est très intéressant, rapporte Agathe Thiery qui voudrait faire carrière dans ce secteur. Nous avons travaillé en groupe sur l’éthique de la religion et la finance. Nous devions rendre une dissertation, et j’ai découvert à travers nos recherches qu’il existait des finances religieuses. Je ne pensais pas. Et maintenant, j’écoute plein de conférences et de podcasts, je lis plein de livres sur le sujet ».

La capsule qui développe le regard critique sur les pratiques managériales

A travers ce concentré d’enseignement, NEOMA souhaite ouvrir les esprits, donner les clés de compréhension d’un monde qui change rapidement, et répondre aux questions que les étudiants se posent : quelle sera leur place dans les entreprises ? Quels comportements adopter quand les repères interpersonnels se transforment d’une génération à l’autre ? Comment développer un regard critique sur les futures pratiques managériales ? Et élargir ainsi la notion de l’éthique au-delà de l’entreprise.  « Des présentations sur l’éthique dans une école de commerce, ce n’est pas monnaie courante, explique Nora Felk, et c’est la manière dont NEOMA veut enseigner. Et je trouve ça très intéressant de l’introduire dans le cursus, et de nous donner cette vision globale ». « Oui l’éthique, c’est un enjeu important. On aimerait être totalement éthique, mais est-ce possible avec l’héritage que l’on reçoit ? », se demande Agathe Thiery qui ne se verrait pas travailler dans une entreprise dont elle ne partage pas les valeurs. 

Les 4 grands thèmes du programme « Ethique du monde contemporain »

Ethique et finance

Le sujet : Les crises sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus graves. Il faut repenser la finance, dépasser la déontologie, la réglementation, mettre de l’éthique dans son comportement. Il faut remettre la finance au service de l’économie, de la planète, de la société.

Le conférencier : Thierry Philipponnat, économiste spécialiste de la finance et du lien entre théorie et pratique économique, Directeur de la Recherche et du Plaidoyer de l’ONG Finance Watch, et membre de l’AMF.

Art & capitalisme

Le sujet : Les arts sont tombés dans le marché depuis longtemps. Le monde artistique, avec le monde du sport, fait partie des plus inégalitaires. Comment ces inégalités se construisent ?

Le conférencier : Pierre-Michel Menger professeur au collège de France.  Art et capitalisme, autour de la question du talent dans la rémunération des artistes,

Genre & société

Le sujet : Comment réagir dans une situation d’inégalité homme/femme ? C’est une des problématiques cruciales dans les entreprises. Les outils de la sociologie du genre permettent de déconstruire ces inégalités, et donnent les clés pour réagir en tant que manager.  

La conférencière : Cécile Régnard (PGE 1999), membre de NEOMA Au Féminin. Près de 20 ans d’expérience dans les secteurs du luxe, du retail et des cosmétiques.

Géopolitique & soft-power

Le sujet : Le soft-power peut-il révolutionner la géopolitique et la diplomatie au XXIe siècle ? La notion de puissance qui caractérise les relations entre les acteurs évolue. Hier, les relations étaient basées sur la notion de puissance classique (la force militaire, économique, démographique). Demain, elles s’appuieront sur l’influence (le rayonnement culturel, l’éducation, l’attractivité du modèle).  

Le conférencier : Souhaïl Belhadji, docteur en sciences politiques.

 

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