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« Nous mettons en œuvre un maximum de dispositifs favorisant l’accès aux campus et les cours en présentiel »

Publié le 16 février 2021 par NEOMA

Depuis le début de cette crise sanitaire inédite, NEOMA affiche un parti-pris clair : favoriser les cours en présentiel autant que possible et retrouver dans les meilleurs délais des campus pleins de vie. Explications de Delphine Manceau, Directrice générale.  

Dès le mois de septembre, l’Ecole a fait le choix d’un modèle « blended-learning », mixant présentiel et distanciel. Comment NEOMA s’est-elle adaptée à la situation depuis ?

Nous avions prévu pour la rentrée un modèle mixte avec 60% de cours en présentiel et 40% à distance. Nous avons pu le déployer en septembre et en octobre. A partir de début novembre et du deuxième confinement, les cours ont basculé en 100% distanciel mais les campus sont toujours restés ouverts, avec une permanence de tous les services liés à la scolarité et à l’accompagnement des étudiants, et des bibliothèques ouvertes pour les étudiants qui préféraient suivre sur place leurs cours en ligne. Nous avons aussi beaucoup développé notre service « Wellness » pour venir en soutien aux étudiants. Plusieurs dispositifs visant à préserver leur santé et leur bien-être, notamment un système de parrainage entre étudiants français et internationaux, ont été mis en place. Nous avons aussi développé des services d’accompagnement psychologique pour les étudiants qui en éprouvaient le besoin et un service de bourses spécifique pour ceux qui sont en difficulté financières.

Le 11 janvier, dès que nous y avons été autorisés par les instances gouvernementales, nous avons accueilli en cours les étudiants en petits groupes de dix étudiants maximum. Il s’agissait d’étudiants volontaires qui souffraient de l’isolement, éprouvaient un risque de décrochage ou avaient un mauvais accès Internet.

A partir du 25 janvier, nous avons été autorisés à élargir ce retour aux cours en présentiel aux étudiants de première année, dans la limite de la moitié de l’effectif dans chaque salle. Et, depuis le 1er février, à tous les étudiants, quels que soient leur programme et l’année d’études, en reprenant le système de semaines en alternance déployé en septembre, avec une semaine sur deux de cours en distanciel et une semaine sur deux en présentiel.

Vous l’avez compris, nous permettons le présentiel dès que nous y sommes autorisés et bien-sûr dans la limite des jauges permises par la situation sanitaire, pour favoriser l’échange entre étudiants et avec le professeur. Et nous veillons scrupuleusement à ce que toutes les consignes sanitaires et de distanciation soient parfaitement respectées.

Même si ce retour en présentiel pour tous les étudiants est très encourageant, est-il obligatoire ?

Non, le présentiel n’est pas obligatoire, il est basé sur le volontariat des étudiants. Nous connaissons l’incertitude qui persiste sur les prochaines semaines. De nombreux étudiants ont quitté Reims et Rouen pour retourner dans leur région ou leur pays d’origine. Ils pourront continuer à suivre les cours en ligne jusqu’à la fin de l’année académique.

Est-ce que ce choix de favoriser le présentiel concerne aussi les départs à l’international ?

Absolument. Depuis la rentrée de septembre, nous nous sommes appuyés sur notre réseau de 338 partenaires internationaux pour maximiser les chances de départ, tout en laissant la liberté à chaque étudiant de maintenir ou non son semestre ou son année d’études à l’étranger. Cette année, malgré la situation, 1100 étudiants ont pu partir en échange académique, principalement en Europe.

Dans cette période très incertaine, il aurait été plus simple de conserver un modèle 100% distanciel. Pourquoi déployer tant d’efforts pour revenir au présentiel ?

L’expérience que nous vivons met en évidence les apports inestimables du présentiel. En effet, nous avons mené une enquête auprès de nos étudiants en novembre qui montrait que nombre d’entre eux souffraient d’être isolés et de suivre tous leurs cours à distance, et étaient moins engagés dans les cours. Dans une école comme NEOMA, une partie importante de l’apprentissage résulte des interactions et du travail de groupe entre étudiants, ainsi que des échanges avec les professeurs. Même si depuis un an, nous avons énormément investi dans des équipements digitaux et dans la formation de nos professeurs pour favoriser ces échanges et cet engagement dans le cadre de cours en ligne, nous savons que cela reste beaucoup plus naturel et spontané quand on est ensemble sur le campus. C’est pour cette raison que nous travaillons, dans le respect des directives ministérielles, à mettre en œuvre un maximum de dispositifs favorisant l’accès aux campus et les cours en présentiel. C’est loin d’être simple à réaliser, car la situation évolue constamment et les délais de mise en œuvre sont très courts, mais nous sommes persuadés que c’est mieux pour nos étudiants, tout en leur laissant le choix de revenir ou non sur place.

Les étudiants sont également très préoccupés par la situation du marché de l’emploi. Comment avez-vous renforcé vos dispositifs ?

Notre mission d’accompagnement est plus importante que jamais. Garantir à nos étudiants une employabilité durable est au cœur de nos engagements, et nous multiplions les initiatives dans ce sens. Notre département Talent & Career a renforcé ses dispositifs. De nombreux ateliers thématiques et des sessions d’échanges avec nos diplômés sont organisés. Des rendez-vous individualisés sont aussi l’occasion d’orienter nos étudiants vers les secteurs qui recrutent actuellement. Des rencontres par métiers sont proposées. Des systèmes de parrainage sont aussi mis en place entre jeunes diplômés et alumni senior pour réussir la phase d’insertion professionnelle.

On parle également beaucoup de la précarité financière des étudiants. Que fait NEOMA sur ce sujet ?

Nous avons créé un fonds de solidarité spécial covid, en partenariat avec la Fondation NEOMA, pour venir en aide aux étudiants en précarité financière. Plusieurs aides d’urgence, d’un montant global de 200 000 €, ont été distribuées depuis le début de la crise sanitaire, en plus des bourses habituelles (qui représentent chaque année un budget annuel de 1,7 million d’€). Notre service Wellness est à l’écoute de chaque situation difficile, il ne faut pas hésiter à le contacter.

Comment voyez-vous l’évolution de la situation pour l’année académique en cours ?

Il est très difficile de répondre à cette question car les incertitudes restent grandes. Ce qui est sûr, c’est que nous continuerons de suivre les trois principes fondateurs qui ont guidé notre action depuis le début de cette crise : donner de la visibilité dès que nous le pouvons, sans créer d’illusion ; favoriser le présentiel autant que possible ; et rester pleinement mobilisés pour permettre aux étudiants de réussir au mieux cette année difficile.

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