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Entreprendre dans la Food #1 : la révolution française

Publié le 27 avril 2021 par NEOMA

  • Entrepreneuriat

Pourquoi cet engouement des jeunes entrepreneurs pour la « food » ?  Ont-ils raison ? Oui. Malgré la crise récente, l’alimentation est un secteur plein de promesses, voire en pleine révolution. Enquête auprès de quelques diplômés de NEOMA qui se sont lancés dans l’aventure.

Pourquoi la food met-elle l’eau à la bouche des jeunes entrepreneurs ? Pourquoi plus de 30% des projets du Startup Lab de NEOMA se lancent-ils sur le marché de l’alimentation ? Certes, c’est un domaine qui parait accessible, où les barrières technologiques n’existent pas, où les investissements capitalistiques sont faibles ; un monde familier associé à la convivialité, au partage, au plaisir de cuisiner et de manger. Mais cela ne suffit pas à expliquer cet engouement. 

Peut-être ces jeunes entrepreneurs ont-ils davantage le nez creux. Le marché français, longtemps satisfait de son succès et de sa réputation, semble désormais friand de nouveautés. Depuis à peu près dix ans, les consommateurs prennent de nouvelles habitudes. Eux qui privilégiaient les repas à domicile (6 sur 7 en France ; contre 1 sur 2 aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne) mangent de plus en plus à l’extérieur ; eux qui prenaient des pauses interminables (plus de 2 heures) préfèrent désormais écourter leurs déjeuners ; eux qui ne craignaient pas les notes salées réduisent les frais ; eux qui ne se faisaient jamais livrer leur repas… ont désormais de nouveaux besoins. Qui dit nouveaux besoins, dit opportunités. « En France, selon moi, il y a un énorme potentiel. Le marché ne peut que se développer », note Benoît Leroy, diplômé de NEOMA à la tête de Nachos depuis 2013.

En France, il y a un énorme potentiel. Le marché ne peut que se développer

Nachos, tiens. Au début des années 2010, Benoît Leroy constate en France ce nouveau besoin de manger sain même rapidement. Bref, le besoin d’une alternative entre le fast-food et la brasserie. Inspiré de ses voyages à l’étranger, il met au point un concept : des tacos réalisés sur mesure, en direct, et composés de produits frais préparés sur place. Le tout pour moins de 8 euros. Le succès de son premier établissement à Rouen, ouvert en 2013, est immédiat. Aujourd’hui, l’ancien élève de NEOMA est à la tête d’une franchise, et d’une quinzaine de restaurants partout en France, avec un objectif de 30 sites d’ici 2023. 

Même flair du côté de Victoria Benhaïm, ancienne élève de NEOMA. Lors d’un stage dans une entreprise, perdue dans une banlieue parisienne, elle expérimente la malbouffe. « Rapidement, j’ai compris qu’il y avait un besoin de solutions au sein des petites structures », rapporte-t-elle. Elle crée ILunch en 2017 pour « démocratiser le restaurant d’entreprise qui restait un privilège des grands groupes ». Les salariés commandent leur repas sur la plateforme, vérifient les qualités nutritionnelles sur un dashboard, se font livrer dans leurs locaux. « ILunch, c’est la possibilité d’avoir un repas quotidien frais et équilibré pour 4-5 euros puisque l’employeur subventionne une partie du coût », explique l’entrepreneuse.

Nous, startups, on veut casser les codes, remettre du neuf 

Là encore, ILunch est un succès. Puis printemps 2020, confinement. Nouveaux besoins : les gens restent chez eux pour travailler. La jeune entrepreneuse s’adapte :  ILunch lance Télé Restau qui livre désormais les repas des salariés à la maison. A l’heure où le télétravail s’installe durablement dans nos modes de vie, l’opportunité était là aussi à saisir. « Nous les startups, nous apportons de l’agilité, de la créativité, du digital sur un marché déjà bien installé depuis plusieurs décennies », raconte Victoria Benhaim. Des atouts qui se sont révélés nécessaires avec la crise sanitaire.

« C’est un peu un marché de dinosaures », reprend Benoît Leroy de Nachos. Egalement en termes de gestion des caisses, d’achats, des données clients, de fidélisations, de marketing, de communication digitale… Les jeunes entrepreneurs dépoussièrent le métier. « Quand j’ai commencé, on mettait des tampons sur des cartes pour fidéliser les clients, rappelle-t-il. Aujourd’hui, la fidélisation passe par le terminal de paiement, par le téléphone, le mail… Tout cela est automatisé ». Entraînées par ces nouveaux besoins, les startups de la Food Tech inventent sans cesse des solutions innovantes.  « Elles démocratisent les outils : plus besoin d’être Sephora ou Mc Do et de dépenser des millions pour avoir sa propre solution », rapporte le chef d’entreprise.

« Dans la food, il y a tellement de problèmes qui émergent : santé, environnement, agriculture…. C’est normal qu’un entrepreneur cherche une réponse », ajoute la fondatrice de Ilunch. Moi, je me suis lancée dans la food non par l’attirance pour le produit, mais par mon projet santé. Je voulais avoir un impact sur la vie des gens ». Il reste donc encore beaucoup de choses à inventer.

 

A lire aussi  Entreprendre dans la Food #2 : retour d’expérience – NEOMA (neoma-bs.fr)

 

https://www.ilunch.fr/

https://www.telerestau.com/fr_FR/

https://nachos.fr/

https://www.lafrichegourmande.com/

 

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