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Entreprendre suite à un hackathon

Publié le 09 juin 2020 par NEOMA

  • Campus Rouen
  • Entrepreneuriat
  • Vie étudiante

La crise du coronavirus a permis de voir émerger de nombreuses initiatives et solutions pour pallier la situation. Trois néomiens ont donné naissance à un projet original à l’occasion de leur participation à “Hack the Crisis”. Retour sur une aventure hors du commun.

Le terme “hackathon” correspond à la fusion de deux termes : “to hack” qui signifie pirater en anglais et “marathon”. Un hackathon est une forme de compétition qui se pratique en équipe. Initialement pratiquée pour détecter des failles de sécurité sur des programmes informatiques, aujourd’hui un hackathon vise plutôt à trouver une solution à un ou plusieurs problèmes donnés. La pandémie de Covid-19 a été l’occasion de voir se multiplier ce type d’événements.

Une équipe 100% Déclic Entreprendre

3 Néomiens, membres et anciens de l’association Déclic Entreprendre, ont justement pris part à l’un de ces hackathon baptisé “Hack the Crisis”. Le trio est composé d’Arman Amini, ex-président de l’association (PGE promotion 2014), qui travaille actuellement chez Google, de Justine Burel, qui termine le GBBA et qui effectue actuellement un stage dans une société de coworking et Vianney Senlecq, étudiant en Programme Grande Ecole qui a été vice-président de Déclic Entreprendre pendant son parcours associatif et qui a ensuite participé au programme « Entrepreneurs sans Frontière ». Ce programme lui a permis de suivre 6 mois de cours d’entrepreneuriat à UC Berkeley et Vianney termine actuellement sa dernier année d’étude au sein de l’innovation studio “Schoolab”.

Les 3 étudiants se sont rencontrés grâce au réseau social que Déclic Entreprendre a mis en œuvre pour permettre aux anciens et aux nouveaux membres de l’association de rester en contact. “J’ai tout simplement vu passer un message d’Arman qui signalait ce hackathon et sa thématique. Ça m’a tout de suite intéressé. Justine nous a ensuite très rapidement rejoints en répondant également au message d’Arman. Et voilà, l’équipe était constituée !

Un hackathon confiné

Entièrement digital, l’objectif du hackathon était d’apporter de l’aide aux secteurs les plus touchés par le confinement. Les équipes qui y prenaient part disposaient de 48 heures pour passer de l’idée au prototype utile, en travaillant sur les 4 thèmes suivants : la santé, l’éducation, l’économie française et le lien social.
C’est précisément sur cette dernière thématique que le trio a travaillé.

Au début du hackathon, on a travaillé ensemble tout le temps, on a passé des heures au téléphone. On a aussi fait beaucoup d’idéation, c’est à dire mettre en commun toutes nos idées et les noter, sans aucune critique. Le process veut qu’ensuite, on les regroupe par similarités et qu’on sélectionne celles qui nous font le plus vibrer. C'est de la méthode agile. Puis notre concept s’est précisé. "Câlin de loin” est très simple et social : il s’agit d’écrire une carte via une plateforme en ligne à laquelle on adjoint un petit cœur en papier ensemencé de graines de fleurs que l’on peut planter. Nous prenons en charge l’impression et l’expédition de cette petite attention. Câlin de loin permet d’envoyer en même temps et au sens littéral du terme, de l’amour et de la vie.” explique Vianney.

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Au fur et à mesure du week-end, le projet se structure et prend forme. Il devient tellement concret que les 3 néomiens parviennent à participer à une émission de France inter. “En même pas 48h, on avait déjà nos premiers clients, c’était fou et hyper encourageant à la fois”.

Le hackathon, une expérience humaine avant tout.

Sur le plan humain, l’expérience d’un hackaton est hors norme. “Nous nous sommes découverts pendant le hackaton. Il y a eu de la fatigue, du stress, des pleurs et des grincements de dents mais ça a été une expérience très forte sur le plan du team building. C'était tellement fluide de bosser avec eux...” se remémore Vianney.
“Nous avons des profils très différents tous les trois, mais avec des points communs. Chacun perçoit les choses différemment et de ce fait chacun apporte sa brique à l’édifice. La preuve que la diversité est une grande richesse. Arman apportait son œil créatif et sa vision marketing, Justine sa connaissance technique et son aisance pour les partenariats. Pour ma part, je suis passionné de stratégie. Notre trio s’est révélé parfaitement complémentaire”.

« De plus nous avons des similitudes dans nous parcours qui nous ont rapproché. Nous avons suivi nos études à NEOMA, nous avons tous fait partie de la même association étudiante : Déclic Entreprendre. Pour ma part, j’ai pu bénéficier d’une bourse pour étudier 6 mois l’entrepreneuriat à Berkeley. Tout cela nous a véritablement appris à valider nos idées et les méthodes de création comme le design thinking ou encore le lean starup” constate Vianney.
Un hackathon se termine par l’envoi d’une présentation au jury. “On n’a pas gagné le hackathon mais aujourd’hui ce n’est vraiment pas ça qui compte. Ce hackathon a été une occasion formidable : on a gagné un projet et une équipe incroyable”.

Aujourd'hui, les 3 co-fondateurs ont réellement donné vie à Câlin de loin. En quelques semaines, ils ont cumulé plusieurs centaines de ventes et d’ici la fin du mois ils souhaitent lancer un système d’abonnement pour pérenniser leur activité. “Actuellement, nous menons une phase d’interview de nos clients pour co-construire ce nouveau système avec eux. Notre ambition : “Devenir le leader de la petite attention”” conclut Vianney.

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